COMMUNIQUÉ DE PRESSE
source : http://www.capm.qc.ca/Accueil/Serge.htm
Montréal,
le 8 novembre 2003 —
Le 1er novembre dernier, la
presse écrite et parlée du Québec faisait mention
d’une déclaration du ministre des Finances du
Québec, M. Yves Séguin, à l’effet que les permis
de conduire des motocyclistes et les droits
d’immatriculation des motos pourraient être
substantiellement majorés. Une des raisons invoquées
serait que les motocyclistes (et les jeunes)
contribueraient peu comparativement aux indemnisations
qu’ils réclament.
Le
Comité d’action politique motocycliste, qui
regroupe la quasi-totalité des organisations
motocyclistes sur les questions politiques,
s’oppose catégoriquement à ce projet de majoration
qui est mis de l’avant par la Société d’assurance
automobile du Québec depuis 1999 (et non depuis
2002, comme rapporté par les médias).
Cette
opposition de la part des motocyclistes est
essentiellement basée sur le fait que ce « redressement »
(i.e. ces augmentations) envisagé ne tient pas
compte des analyses effectuées par la Table
de concertation sur le motocyclisme au Québec
établie par le ministère des Transports (en
1999 et 2000), ni des recommandations qui en
ont résulté. Ce redressement, selon les dires
du ministre des Finances, serait une question
de justice sociale. Pourtant, s’il s’agissait
vraiment de justice sociale, ce redressement
devrait être à l’avantage des motocyclistes,
car il est prouvé qu’ils sont plus souvent victimes
que responsables lors d’accident et que leur
bilan routier s’est grandement amélioré au cours
des ans. Il est invraisemblable que le gouvernement
ose prononcer le mot « déficit » lorsqu’on sait
qu’il a puisé dans les fonds de la SAAQ année
après année, des sommes qui ont excédé les 2,4
milliards de dollars. En fait, ce dernier veut
faire payer aux usagers de la route, les erreurs
ou les excès d’une administration plus que discutable,
sans égard au parti au pouvoir, donc en d’autres
mots, un impôt déguisé. N’eut été de ces ponctions
fréquentes, il est fort probable que nous n’en
serions pas là.
Dans
ce contexte, le CAPM tient à souligner qu’en
dépit de demandes soutenues — et répétées à
plusieurs reprises depuis 1999 — de procéder
à l’établissement d’une table de concertation
permanente sur le motocyclisme au Québec, rien
n’a encore été accompli en ce sens. Si les dires
à l’effet que « les motocyclistes coûtent
plus cher à la SAAQ qu’ils ne rapportent »
s’avéraient exacts — ce qui n’a jamais été prouvé autrement que
par des clichés — la solution ne résiderait-elle
pas dans la diminution des accidents plutôt
que dans des augmentations de revenus? Et comment
une telle réduction d’accident pourrait-elle
être envisagée sérieusement sans que les principaux
intéressés soient consultés et soient partie
prenante du processus de décision? Il est clair
que ce manque de transparence laisse peu d’alternatives
aux principaux intéressés, mais celles qui demeurent
seront considérées très sérieusement par le
Comité d’action politique motocycliste.
Pour
de plus amples informations :
Michel
Désalliers
président téléphone : (514) 953-3012
Normand
Noiseux secrétaire téléphone : (514) 918-3954
Serge
Huard porte-parole téléphone : (514) 353-8444
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